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Fraude bancaire : la CJUE impose le remboursement immédiat, même en cas de négligence grave

La banque ne peut plus refuser de rembourser une opération de paiement non autorisée en invoquant la négligence grave de son client. Elle rembourse d’abord. Elle agit ensuite en recouvrement si elle estime pouvoir prouver cette négligence. La charge de l’avance change de camp.

Jacques-Eric MARTINOT

Fraude bancaire : le spoofing n’exclut pas à lui seul la négligence grave du payeur

Le client qui communique ses identifiants à un faux conseiller et valide des opérations qu’il n’a pas initiées commet peut-être une négligence grave. L’usurpation du numéro de téléphone de la banque ne suffit pas à l’en dispenser. Les juges du fond doivent examiner son comportement concrètement.

Jacques-Eric MARTINOT

Tour d’horizon sur Loi relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales

La logique de fond est constante : davantage de données partagées entre administrations, des délais de contrôle et de conservation allongés, des pouvoirs d’investigation étendus et un arsenal répressif renforcé

Eric DELFLY

Le statut de l’élu local enfin consacré par le législateur

À la veille des élections municipales de 2026, la loi du 22 décembre 2025 consacre enfin un véritable statut de l’élu local et apporte des évolutions importantes en matière de droits, de protection, de déontologie et de fin de mandat.

Marie-Cecile Sarrazin

Œuvres authentiques, certificats falsifiés, faussaire condamné

Le certificat d’authenticité a vocation à suivre l’œuvre d’art tout au long de sa vie et participe pleinement à sa cotation sur le marché de l’art. La valeur du certificat est donc telle que sa falsification est de nature à causer un préjudice, même si l’œuvre certifiée est quant à elle bien authentique.

Antoine DUMONT

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Agent commercial : une faute grave ne prive pas toujours de l’indemnité de rupture

La rupture d'un contrat d'agent commercial ouvre, en principe, droit à une indemnité destinée à compenser le préjudice subi par l'agent.

Thomas Chinaglia

Bail commercial : onze ans sans indexation ne signifient pas que le loyer reste inchangé

Dans un arrêt du 1er octobre 2026, la Cour de cassation rappelle qu'une clause d'indexation du loyer commercial peut s'appliquer automatiquement, même lorsque le bailleur ne l'a jamais mise en œuvre pendant plusieurs années.

Thomas Chinaglia

Vente d’un local commercial : le locataire peut récupérer les frais d’agence indûment payés

Dans un arrêt du 1er octobre 2026, la Cour de cassation confirme qu'un locataire commercial exerçant son droit de préférence pour acquérir les locaux qu'il occupe n'a pas à supporter les honoraires de négociation d'un agent immobilier.

Thomas Chinaglia

Bail commercial : une cession notifiée à un seul bailleur indivis ne fait pas courir le délai d’opposition

Dans un arrêt du 15 octobre 2026, la troisième chambre civile de la Cour de cassation rappelle les exigences applicables à la notification d'un projet de cession-déspécialisation lorsque les locaux commerciaux appartiennent à plusieurs propriétaires indivis.

Thomas Chinaglia

Successions en déshérence : ce dont l’État hérite n’est pas ce dont il s’accapare autoritairement, c’est souvent ce qui a été négligé

Un chiffre récemment paru sur le site Internet de la Direction de l’immobilier de l’Etat m’a interpellé : 13,5 millions d’euros. C’est la somme que l’État a remise à la Fondation du Patrimoine le 21 septembre 2026 à Reims, prélevée sur les successions en déshérence gérées par les services du Domaine. Depuis 2023, près de 50 millions d’euros ont pris le même chemin. Ces sommes ne proviennent pas d’héritages abandonnés par indifférence : elles proviennent de patrimoines que personne n’a su, ou n’a pu, réclamer à temps. Dirigeants de PME, célibataires propriétaires de leur logement, veufs et veuves sans descendance :…

Marie-Cecile Sarrazin

Créance de restitution après résolution : pas de privilège de procédure

Un contrat conclu avant l’ouverture de la procédure collective, résolu après pour inexécution d’une obligation autre que le paiement d’une somme d’argent, laisse naître une créance de restitution. Cette créance naît certes après le jugement d’ouverture. Elle n’obtient pourtant aucun traitement préférentiel.

Jacques-Eric MARTINOT

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Instauration par la loi de finances 2026 d’une contribution de 50 euros pour toute requête introduite devant le Conseil de prud’hommes

Le projet de loi de finances 2026 a créé une contribution de 50 euros pour saisir le Conseil de prud’hommes. Le projet de loi de finances 2026 a été adopté, sans vote, le 19 janvier dernier.

Pierre FENIE

Un élu au conseil municipal est-il un salarié protégé ?

Le Code du travail accorde une protection particulière à certains salariés en raison de leur mission de représentation ou de leur engagement dans la vie de l’entreprise ou de la collectivité.

Pierre FENIE

Cession de titre à la valeur nominale  : attention à la donation déguisée.

Cession de titres à la valeur nominale et abus de droit .Un rapide tour d'horizon à la faveur de de deux décisions rendues par la Commission des Abus de Droit

Eric DELFLY

Obligation de vigilance de la banque : L’anomalie apparente

La banque, tenue à une obligation de non-ingérence dans les affaires de son client, n'a pas à procéder à des investigations sur l'origine et l'importance des fonds versés sur ses comptes ni même à l'interroger sur l'existence de mouvements de grande ampleur, dès lors que ces opérations ont une apparence de régularité et qu'aucun indice de falsification ne peut être décelé

Jacques-Eric MARTINOT

Garantie légale de conformité : que doit prouver le consommateur pour un bien d’occasion ?

Un consommateur qui achète un véhicule d'occasion tombé en panne cinq mois après la livraison peut invoquer la garantie légale de conformité. Il lui suffit de prouver que le bien n'est pas conforme au contrat et que le défaut s'est révélé dans les six mois suivant la délivrance. Il n'a pas à démontrer la cause du défaut ni à prouver que celui-ci existait dès l'origine : la loi le présume.

Jacques-Eric MARTINOT

Encadrement du droit de jouissance privative d’une partie commune

Le droit de jouissance privative sur une partie commune constitue un aménagement des prérogatives des copropriétaires. S’il confère à son titulaire un pouvoir exclusif d’usage, il demeure strictement encadré par la loi, le règlement de copropriété et les droits concurrents des autres copropriétaires. La jurisprudence récente en offre une nouvelle illustration en rappelant que le titulaire d’un tel droit doit démonter les installations qu’il a édifiées lorsqu’elles portent atteinte aux droits d’autrui, sans pouvoir prétendre à indemnisation.

Amandine Roglin