Droit du marché de l’art

Derniers articles Droit du marché de l’art

Nouvelle galerie sanctionnée par la CNS

Par une décision du 6 mars 2026 (n° 2025-17), la Commission nationale des sanctions (CNS) a une nouvelle fois sanctionné des professionnels du secteur de l’art pour des manquements à leurs obligations en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT). Cette décision s’inscrit dans une tendance désormais bien établie : la CNS constate de manière récurrente des défaillances structurelles dans la mise en conformité des acteurs non financiers, en particulier dans des secteurs exposés comme celui du marché de l’art.

Antoine DUMONT

La galerie Maeght sanctionnée par la Commission Nationale des Sanctions

Autrefois considéré comme un milieu opaque aux pratiques parfois douteuses, le marché de l’art est désormais de plus en plus régulé. Ses professionnels sont notamment assujettis à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT). C’est dans le cadre de manquements à la LCB-FT que la célèbre galerie du 42 de la rue du Bac, la galerie Maeght, a été sanctionnée par la Commission Nationale des Sanctions (CNS), autorité dont la description et le fonctionnement ont déjà fait l’objet d’un article Chronos. La décision est également l’occasion de passer en revue un certain nombre d’obligations…

Antoine DUMONT

Présentation de la Commission Nationale des Sanctions

Avec l’émergence de la notion de compliance qui « regroupe l’ensemble des processus destinés à assurer qu’une entreprise, ses dirigeants et ses salariés respectent les normes juridiques et éthiques qui leur sont applicables » est apparu la Lutte Contre le Blanchiment des capitaux et le Financement du Terrorisme (LCB-FT). En cas de manquement d’un professionnel assujetti aux obligations relatives à la LCB-FT, la Commission Nationale des Sanctions est compétente pour prononcer certaines sanctions. Focus sur une autorité méconnue.

Antoine DUMONT

Œuvres authentiques, certificats falsifiés, faussaire condamné

Le certificat d’authenticité a vocation à suivre l’œuvre d’art tout au long de sa vie et participe pleinement à sa cotation sur le marché de l’art. La valeur du certificat est donc telle que sa falsification est de nature à causer un préjudice, même si l’œuvre certifiée est quant à elle bien authentique.

Antoine DUMONT

Œuvre de commande et exonération de CFE

Dans une décision récente, le Tribunal Administratif de Lyon a considéré qu’une œuvre de commande ne permettrait pas à son auteur une liberté artistique suffisante pour bénéficier du régime dérogatoire relatif à l’assujettissement à la CFE.

Antoine DUMONT

Le point de départ de la prescription et défaut d’information sur un placement financier

L’affaire Aristophil, du nom de cette société qui promettait d’importants rendements grâce à des investissements sur le marché de l’art et plus particulièrement sur le marché des manuscrits historiques mais qui s’est finalement révélée être une escroquerie, n’en finit pas de donner lieu à d’intéressantes décisions de Justice. Celle rendue par la chambre commerciale de la Cour de cassation en date du 22 octobre 2025 permet de rappeler le point de départ du délai de prescription de l’action en réparation du préjudice résultant d’un risque de perte en capital.

Antoine DUMONT

Abus de confiance et gestion de patrimoine culturel

Dans le cadre d’une procédure pour potentiel abus de confiance et sous peine de censure pour absence de justification de sa décision, le juge doit justifier les éventuels transferts suspects de sommes d’argent en lien avec un mandat de gestion de patrimoine culturel.

Antoine DUMONT

Le refus d’inclure au catalogue raisonné une œuvre authentique n’est pas fautif

Dans un arrêt du 4 septembre 2025, la Cour d’appel de Paris a pu réaffirmer que l’expertise de l’article 145 du Code de procédure civil doit permettre de fonder une action principale. Tel n’est pas le cas d’une demande d’expertise portant sur une œuvre d’art qui aurait pour but de soutenir une action en responsabilité d’un auteur de catalogue raisonnée qui aurait refusé d’inclure l’œuvre litigieuse : le refus d’inclure une œuvre d’art au sein d’un catalogue raisonné ne peut être considéré comme fautif.

Antoine DUMONT

Entrée en vigueur des deux dispositifs d’introduction et d’importation de biens culturels

Le règlement (UE) 2019/880 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 concernant l’introduction et l’importation de biens culturels entre pleinement en vigueur le 28 juin 2025 dans l’Union Européenne. Ce texte met notamment en place deux nouveaux dispositifs réglementaires.

Antoine DUMONT

Première restitution en application de la loi sur la restitution des biens culturels spoliés dans le contexte des persécutions antisémites entre 1933 et 1945

Le premier décret « portant restitution d'un bien culturel ayant fait l'objet d'une spoliation dans le contexte des persécutions antisémites perpétrées entre 1933 et 1945 » vient d’être publié le 27 mai 2005. Il s’agit de la première application de la loi du 22 juillet 2023 relative à la restitution des biens culturels ayant fait l'objet de spoliations dans le contexte des persécutions antisémites perpétrées entre 1933 et 1945.

Antoine DUMONT

Le tableau volé et sa restitution impossible en nature

Par suite de l’annulation d’une vente aux enchères pour erreur sur l’attribution d’un tableau, la disparition dudit tableau rend impossible la restitution en nature de celui-ci et met les juges dans l’embarras pour fixer le point de départ des intérêts au taux légal pouvant être réclamé par le vendeur. Cet arrêt illustre une fois de plus l’apport du droit du marché de l’art en matière de droit des contrats et en particulier sur l’erreur en tant que vice du consentement (cf. Article Le Radeau de l’excuse).

Antoine DUMONT

Le Pissarro spolié

Le 1er juillet 2020, la Cour de cassation ordonnait la restitution de La cueillette des pois, œuvre de Camille Pissarro, acquise par Simon Bauer et spoliée durant la Seconde guerre mondiale, et rejetait la demande d’indemnisation des collectionneurs en possession de l’œuvre. Ces derniers ont alors tenté de mettre en cause la responsabilité sans faute de l’Etat français devant le juge administratif, ce qui ne leur a pas davantage souri : le récent arrêt de la Cour administrative d’appel du 14 février 2025 rejette leur demande de condamnation de l’Etat en réparation de leur préjudice.

Antoine DUMONT