Fraude et responsabilité bancaire

Derniers articles Fraude et responsabilité bancaire

Spoofing : L’absence de caractérisation, par principe, d’une négligence grave

Aucune négligence grave au sens de l'article L. 133-19 du code monétaire et financier ne peut être imputée au titulaire d'un compte qui, contacté téléphoniquement par une personne se faisant passer pour un préposé de sa banque dont le numéro s'affichait, utilise à sa demande le dispositif de sécurité personnalisé pour supprimer puis réinscrire des bénéficiaires de virements dans le but d'éviter des opérations malveillantes

Jacques-Eric MARTINOT

Fraude au président : ce que la banque doit vérifier avant d’exécuter un virement

Le devoir de vigilance du banquier lui incombe de relever les mouvements anormaux affectant le compte bancaire.

Jacques-Eric MARTINOT

Le caractère abusif de la clause de déchéance du terme

La clause de déchéance du terme peut revêtir un caractère abusif que le juge doit relever d’office.

Devoir de mise en garde et restructuration de crédit

La restructuration de crédit n’entraine pas la création d’un endettement nouveau dispensant alors la banque de son devoir de mise en garde.

Jacques-Eric MARTINOT

Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LBFT) et responsabilité de l’établissement financier à l’égard des tiers

Le manquement d’un établissement bancaire à ses obligations liées à la LBFT, n’autorise pas la victime de l’agissement frauduleux à engager la responsabilité extra contractuelle de l’établissement.

Eric DELFLY

Prêt consenti à des coemprunteurs : comment apprécier le risque d’endettement excessif ?

Pour la Cour de Cassation, l’établissement de crédit doit apprécier le risque d’endettement excessif au regard des capacités financières de tous les emprunteurs.

Eric DELFLY

Prêt à paliers : la banque a l’obligation d’informer son client sur le risque d’amortissement négatif

Par une décision publiée au bulletin, la Cour de Cassation impose pour la première fois au débit du banquier, un devoir de mise en garde auprès de son client, lorsque le contrat de crédit peut induire des risques spécifiques pour l’emprunteur non averti, compte tenu de sa situation financière.

Eric DELFLY

Appréciation de l’endettement excessif en présence de coemprunteurs

L’endettement excessif en présence de coemprunteurs doit s’apprécier au regard des capacités financières collectives et non individuelles.

Jacques-Eric MARTINOT

Défaut de mise en garde : la Cour de Cassation clarifie sa jurisprudence.

L’action en responsabilité d’un emprunteur non averti à l’encontre du prêteur au titre d’un manquement à son devoir de mise en garde, se prescrit par cinq ans, non pas à compter de la signature du contrat, mais à compter du jour du premier incident de paiement.

Eric DELFLY

L’indemnité d’exigibilité anticipée reste due par la caution non informée par la banque

Le manquement de la banque à son obligation légale d’informer annuellement la caution n’exonère pas celle-ci du paiement des autres sommes dues en vertu du cautionnement et, notamment, de l’indemnité d’exigibilité anticipée garantie.

Equipe VIVALDI

L’appréciation restrictive du devoir de mise en garde du banquier en matière de regroupement de crédits

Un crédit de restructuration, qui permet la reprise du passif et son rééchelonnement à des conditions moins onéreuses, sans aggraver la situation économique de l’emprunteur, ne crée pas de risque d’endettement nouveau ; il ne saurait alors justifier une action fondée sur le devoir de mise en garde du banquier prêteur.

Equipe VIVALDI

Action en responsabilité du banquier et point de départ de la prescription : date de conclusion du contrat de prêt, ou survenance du dommage ?

Réponse de la Cour de cassation : le point de départ de la prescription de l’action en responsabilité se manifeste à la réalisation du dommage et non à la date de conclusion du contrat de prêt

Equipe VIVALDI